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Autisme et rapport à l'injustice : un fort déclencheur

  • 11 juil. 2024
  • 3 min de lecture

Au cœur de l'expérience autistique, se trouve une perception du monde profondément ancrée dans la logique, le pragmatisme et un sens aigu de la justice. Cette perception particulière fait de l'injustice un déclencheur puissant et souvent dévastateur pour les personnes autistes. Cet article explore les raisons pour lesquelles les personnes autistes trouvent l'injustice si insupportable et comment cela peut affecter leur bien-être émotionnel et mental.


Un cerveau inclusif et logique

Les personnes autistes ont souvent un mode de pensée très pragmatique et logique. Leur cerveau traite les informations de manière linéaire et factuelle, ce qui les rend particulièrement sensibles à l'incohérence et à l'irrationalité. Dans ce cadre, la justice est perçue comme une valeur fondamentale, essentielle au bon fonctionnement de la société. Cette perception claire et sans compromis des droits et libertés pour tous rend difficile l'acceptation de l'injustice sous toutes ses formes.


La justice : pilier de l'humanité

Pour de nombreuses personnes autistes, la justice n'est pas seulement une valeur morale, mais une nécessité logique. Le cerveau autiste, avec son besoin d'ordre et de prévisibilité, perçoit l'injustice comme une violation flagrante des règles fondamentales de l'existence. Cette perspective peut rendre les personnes autistes particulièrement intransigeantes face à l'injustice, car elles ne peuvent pas facilement comprendre ou accepter les compromis, les exceptions ou les hypocrisies qui existent souvent dans les interactions sociales et les structures institutionnelles. De plus, en tant que déclencheur, l'injustice à un effet biologique : elle augmente le cortisol (stress) dans le cerveau et dans le corps ; rendant le tout encore plus intolérable et non supportable !


L'Honnêteté comme fondement

L'honnêteté est une autre caractéristique marquante des personnes autistes. Elles ont tendance à être directes et sincères, évitant les subtilités et les non-dits qui peuvent brouiller les communications entre les neurotypiques. Cette honnêteté naturelle est incompatible avec l'hypocrisie et les mensonges, qui sont souvent à la base de nombreuses injustices. Pour une personne autiste, l'hypocrisie et l'injustice sont non seulement moralement répréhensibles mais aussi logiquement incompréhensibles. Face à l'injustice, les personnes autistes peuvent éprouver des émotions extrêmement intenses. Leur perception aiguë des incohérences et des violations des droits peut provoquer une réponse émotionnelle forte par rapport à ce que pourraient ressentir les neurotypiques dans la même situation. Cette intensité émotionnelle peut se manifester par une détresse profonde, une anxiété accrue, voire des crises autistiques majeures. Ces crises sont souvent le résultat d'une surcharge sensorielle et émotionnelle, où l'injustice perçue devient le point de rupture.


Le devoir de faire justice comme source de confort !

Les crises autistiques peuvent avoir des conséquences graves sur la santé mentale et physique des personnes autistes. Elles peuvent entraîner un épuisement émotionnel, des troubles du sommeil, et une détérioration générale de la qualité de vie. De plus, ces crises peuvent rendre encore plus difficile la gestion des interactions sociales et des obligations quotidiennes, créant un cercle vicieux où l'injustice perçue et les réactions émotionnelles se renforcent mutuellement. Pour les personnes autistes, la justice est non seulement une valeur morale, mais aussi une source de confort et de sécurité. Savoir que les règles sont respectées et que les droits de chacun sont protégés peut apporter un sentiment de stabilité et de prévisibilité. En ce sens, promouvoir et garantir la justice dans tous les aspects de la vie peut aider à réduire l'anxiété et les crises chez les personnes autistes, leur permettant de vivre de manière plus sereine et épanouie.


Finalement, promouvoir la justice et l'équité est non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité pour le bien-être des personnes autistes.

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