L'impression de régression dans l'autisme
- 11 juil. 2024
- 3 min de lecture

La régression dans l'autisme est un phénomène où une personne autiste, confrontée à un trop grand nombre de déclencheurs et à une fatigue excessive, montre une perte temporaire de compétences ou de capacités acquises. Ces régressions peuvent toucher différents aspects du fonctionnement quotidien tels que les gestes, la parole, les regards, les postures et la capacité de réflexion.
Pourquoi la régression se produit-elle ?
La régression survient généralement en réponse à une surcharge sensorielle, émotionnelle ou cognitive. Lorsque l'environnement devient trop stimulant ou que le stress accumulé devient trop lourd à gérer, le cerveau peut avoir besoin de réduire temporairement ses fonctions pour protéger la personne autiste.
Manifestations :
Gestes : La personne peut avoir plus de difficultés à effectuer des gestes fins ou coordonnés. Par exemple, des tâches comme attacher ses lacets, utiliser des couverts ou écrire peuvent devenir plus compliquées.
Parole : La communication verbale peut diminuer ou devenir plus difficile. La personne peut utiliser moins de mots, avoir du mal à former des phrases complètes ou se replier sur des moyens de communication non verbaux.
Regards : Le contact visuel peut devenir sporadique ou absent. La personne peut éviter les regards directs pour réduire la surcharge sensorielle.
Postures : Les postures peuvent devenir plus rigides ou défensives. La personne peut adopter des postures de protection, comme croiser les bras, se recroqueviller ou éviter les espaces ouverts.
Réflexion : La capacité de réflexion et de concentration peut être altérée. La personne peut avoir des difficultés à se concentrer, à résoudre des problèmes simples ou à suivre des instructions.
Comment gérer la régression ?
Il est essentiel d'aborder la régression avec sensibilité et compréhension. Commencez encore une fois par identifier et minimiser les déclencheurs sensoriels et émotionnels dans l'environnement. Cela peut inclure la réduction du bruit, l'adaptation de l'éclairage, et la création d'un espace calme. De plus, les routines structurées et prévisibles peuvent fournir un sentiment de sécurité et de contrôle. Évitez les changements brusques dans les habitudes quotidiennes. En outre, assurez-vous que vous avez suffisamment de temps pour vous reposer et vous détendre. Les pauses régulières et les moments de calme sont cruciaux pour la récupération.
N'hésitez pas à utiliser des aides visuelles comme les pictogrammes ou les tableaux de routine qui peuvent aider à clarifier les attentes et à réduire l'anxiété. Enfin, et au besoin, utilisez aussi des moyens de communication alternatifs, comme les gestes, les images ou les dispositifs électroniques, pour réduire la pression de la communication verbale.
Prévenir les crises
La gestion efficace des déclencheurs et le soutien continu peuvent prévenir les crises autistiques et le burn out. Informez les proches, les enseignants et les collègues sur les besoins spécifiques de votre cerveau autiste et sur les stratégies possibles pour réduire les déclencheurs. Intervenez dès les PREMIERS signes de FATIGUE et de régression pour éviter que la situation ne s'aggrave. Cela peut inclure des consultations avec des professionnels de santé ou des thérapeutes spécialisés, mais même sans cela : par le REPOS TOTAL. La régression dans l'autisme est une réaction normale à une surcharge de stimuli et de stress. Avec une compréhension adéquate et des stratégies de gestion, il est possible de prévenir les crises et la fatigue liée. La solution réside dans la création d'un environnement apaisant et structuré, ainsi que dans la reconnaissance et la réponse rapide aux besoins individuels.



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